
Former la crème des dirigeants économiques mondiaux, booster leur carrière, doper leur salaire et internationaliser leurs débouchés professionnels... Voilà l'ambitieux objectif des Master of business administration (MBA). Comme celles des écoles de management, les performances de ces diplômes sont donc soigneusement scrutées et classées chaque année.

Le sacre du modèle américain
Dans le classement de référence du Financial Times, salaire et taux d'emploi à la sortie font partie des principaux critères d'évaluation de ce retour sur investissement. Et comme chaque année, ce sont les formations anglo-saxonnes qui tiennent le haut du tableau, en nombre (57 MBA américains, 15 britanniques et 6 canadiens sur 100) et en rang (12 sur les 20 premières places) !
Sur ce marché mondialisé hyperconcurrentiel, ces universités jouissent en effet d'atouts majeurs : l'ancienneté de leurs cursus, la langue anglaise, « langue officielle » du MBA mais aussi le soutien des multinationales qui reconnaissent largement ces diplômes, contrairement aux entreprises « franco-françaises » ou « italo-italiennes » par exemple. Face à ce défi, plusieurs écoles européennes ont toutefois su tirer leur épingle du jeu.